Réunion-débat Zoom du 23 avril 2021

Fin mars le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour ralentir l’épidémie. Jugés "non essentiels", les instituts de beauté ont dû fermer leurs portes sur l’ensemble du territoire alors que la période permet à ces indépendants de constituer leur trésorerie pour faire face aux imprévus et investir pour développer leur petite entreprise.

La Manufacture leur a donné la parole autour de Régine Ferrère, Présidente de la CNEP, la Confédération Nationale de l’Esthétique et de la Parfumerie.

#NonEssentiel ? Vraiment ?

En décidant arbitrairement ce qui était essentiel et non essentiel, le gouvernement a dressé des professions sœurs les unes contre les autres. « Injustice profonde », « violence gratuite », les mots ne manquent pas pour qualifier le ressenti de ces professions délaissées.

Les confinements et la fermeture de ces établissements a engendré une perte de chiffre d’affaires évalué entre 20% et 30% sur 2020 et 2021. Sans compter que les équipes se sentent parfois démotivées par manque de perspectives.

Les étudiants manquent aujourd’hui de visibilité quant à leur avenir pour leurs examens de mai. Certains vont perdre leur apprentissage, durement acquis, parce que l’institut ne rouvrira pas. Sans compter les effets psychologiques sur nos jeunes générations qui voient leur rêve de carrière s’éloigner.

Les instituts de beauté demandent à sortir des clichés. Ces spécialistes ne se contentent pas d’épiler et de masser, ils sont les confidents, les psys, les coachs de ceux et celles qui perdent confiance en eux. Les instituts de soin rose comme celui de Simone en Corse permettent de redonner aux femmes atteintes d’un cancer ou en rémission des perspectives de reconstruction et des moyens pour reprendre confiance en soi. Les instituts comme celui de Gregory permettent à des personnes en obésité morbide de prendre soin d’eux et de trouver la motivation pour sortir de ce cercle infernal.

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