Réunion en visio du 12 février 2021

Le 12 février 2021, le GT Jeunes a eu l’occasion d’échanger pendant une heure avec Xavier Bertrand et de présenter ses conclusions, autour notamment de la précarité étudiante, du RSA Jeunes, ainsi que des stages et de l'accès au marché du travail.

LA PRÉCARITÉ ÉTUDIANTE

La précarité étudiante a été un élément central des débats et notamment la question de l’isolement. Les mesures gouvernementales semblent insuffisantes, le chèque psy par exemple ne couvre pas un nombre suffisant de séances par rapport à la vague de détresse qui existe. La non-réouverture des universités est perçue comme une peur gouvernementale d’une contestation étudiante liée aux difficultés de la jeunesse.
Le Groupe de Travail Jeunes milite pour une réouverture des lieux d’études et soutient la proposition de Xavier Bertrand de rouvrir certains musés pour les étudiants.
Sur la mise en place d’une allocation financière durant le COVID, il faut souligner que Pôle emploi ne sait pas distribuer les aides en ciblant les étudiants, tandis que le critère de la bourse semble insuffisant pour répondre aux enjeux.
Le principal souci est la manière de mettre en place cette aide. Une allocation générale pour les étudiants avec prise en compte de différents critères a été proposée : par exemple, selon l’éloignement géographique par rapport au foyer familial.

LE RSA JEUNE OU REVENU UNIVERSEL

La proposition LREM d’un prêt étudiant garanti par l’État ne rencontre pas un engouement important :

  • Cela génère un endettement en période d’incertitude sur le marché de l’emploi ;
  • Il faut étendre le moratoire PGE aux étudiants et demander à BPI France / aux banques de décaler les remboursements de ces prêts ;
  • Le RSA Jeune, ou tout autre revenu universel ne doit pas se faire sans engagement et c’est là un point essentiel, en effet toutes les propositions ne prennent pas en compte le besoin d’activité.

LES STAGES ET L’ENTRÉE SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

La question du stage, qu’il s’agisse du premier ou de celui de fin d’étude est important, en effet celui-ci permet une confirmation ou non de la voie choisie, tout en étant un outil d’insertion professionnelle.
Actuellement, augmenter les plafonds des entreprises ne changerait pas la problématique de celles qui ne prenaient déjà pas de stagiaire et créerait un simple effet d’aubaine (offrant à certaines entreprises la possibilité de recourir à un supplément de main d’œuvre gratuite).
La mise en place d’un quota minimal a été évoqué, avec la mise en place d’une règle « comply or explain », si les entreprises ne l’applique pas.
Dans le même temps, reprendre et étendre le dispositif de la région Grand Est serait sans doute un moyen d’inciter les entreprises à prendre en charge des stagiaires.
En définitive, il est urgent et important de redéfinir au niveau national la question des stages et des modalités visant à faciliter l’entrée sur le marché du travail.

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